la suite

18/05/2007 - La suite...

Je le redis donc a l`attention des sourds et des malentendants : ces blogs (bordsdeurope 1 et 2) sont pleins a craquer, la suite sera sur

 

baroudeurope.uniterre.com

 

et je vais tacher de reduire la taille de mes photos, afin de finir le voyage avec celui-ci...mais bon, vous savez, moi, l`informatique et les pixels (je suis plutot revelateur et bain d`arret)...et puis selon ou on se trouve, on n`a pas toujours des ordis et des connexions de premier choix, ca m`aide pas...

 

Merci de faire passer l`info, et rendez-vous sur baroudeurope.

Plein de bises.


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17/05/2007 - Le Caucase

Mardi 8 mai

 

Grand soleil. On avance sur notre route qui est de plus en plus deglinguee. Plus d`asphalte, c`est de la piste au bout de 40 bornes.

 

 

                                                             

Finalement, rendus a Khulo, un couple de Georgiens avec qui on prend un cafe nous confirme que le route est barree, et ne sera ouverte que d`ici un mois. Tres gentils, ils nous laissent leur adresse a Batoumi, et nous invitent a les visiter quand on veut. On ira les voir au retour vers Trabzon, debut juin. Salut Archil et Leila!

On retourne donc sur Batoumi pour attraper la route de la plaine. On coupe direction Borjomi (oui ben trouvez un atlas, une carte, je sais pas, moi...) histoire de ne pas faire le grand detour. Et c`est pas si facile. Il faut savoir qu`en Georgie, tres peu de routes sont bitumees, c`est surtout de la piste. Et meme bitumee, on zig-zague en permanence entre les nids de poule (d`autruche). On y trouve beaucoup de vaches, des chevaux, des cochons. Question vehicules, c`est la grande classe, sans rire. Du top. Du grand art.

 

Et vous entendriez le moteur...du Mozart!

 

Mercredi 9 mai

 

On rejoint Borjomi. Les villes, comme les routes, sont delabrees. La Georgie est tres pauvre. Mais les gens ont le sourire quand ils nous croisent, amuses par notre equipage, certains nous arretent, rigolards, pour nous voir de plus pres.

A Borjomi, on tombe sur un defile d`anciens combattants de la 2eme boucherie mondiale, car ici c`est le 9 mai qui marque l`anniversaire de la victoire. En tete, un camion arbore des tableaux de la guerre et du petit pere du peuple.

 

En haut, Staline et Gorki papotent. En bas, le moujik de l`armee rouge se fait etriper par les obus nazis. Au milieu, le chauffeur ne voit pas ou il roule, alors il regarde par la portiere.

 

Les anciens nous demandent d`ou on vient, et sont contents de nous voir. La France etait alliee. Ces gars-la, bardes de medailles, sont de veritables heros. Ils ont survecu a une boucherie qu`on a peine a imaginer. Le front de l`est etait de loin le plus terrible. On leur doit beaucoup dans la victoire sur le nazisme, meme si ca fait drole de voir Staline quand on sait le dictateur qu`il fut.

Puis de papotage en papotage, un gars -Kote- nous invite a boire des coups avec ses amies (Lea, et Nina qui parle anglais et sera notre interprete) dans leur ``bureau``. Ils bossent pour la gazette locale. Un ordi, une table, un poele. Du pain, du fromage et de la vodka. On papote, on chante, on boit, on chante, on boit...la belle apres-midi! C`est ma premiere lecon : ne jamais se mesurer a la vodka avec un Georgien. Nasdrovie, Kote! 

Heureusement, Soizic, plus raisonnable, reprend la route vers la montagne. On atterit dans une ferme perdue, ou deux gars nous accueillent, hilares, en tirant la voiture au tracteur car elle ne voulait plus monter.

Et ca repart, on chante, on boit, on chante, on boit,on chante, on boit...

Les Georgiens chantent beaucoup.

On se reveille casquette en plomb dans un lit qu`ils nous ont pretes.

 

Jeudi 10 mai

 

Les adieux, et on repart vers la montagne, encore de la piste, 30km/h, tout en seconde...on a le temps d`apprecier le paysage...au demeurant fort joli, c`est la vallee de la Mtkvari, debrouillez-vous pour la prononciation, voila des images.

 

Ah puis non, tiens, pas d`images...on me repond qu`il n`y a plus de place sur le serveur...je pensais pourtant qu`en creant un 2eme blog...

Je cherche une solution et je vous tiens au courant.

 

Bon ca y est, j`ai la solution, il me fallait creer un autre blog, sous un autre pseudo, avec une autre boite a lettre, etc.

 

La suite sera donc sur baroudeurope.uniterre.com

 

Voila, rendez-vous sur baroudeurope pour la suite, faites passer aux amis.

La bise a tous.


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14/05/2007 - la mer noire 2

 

Par ici, pas de deux-chevaux. Que des un-cheval.

 

En arrivant a Trabzon

 

samedi 5 mai

 

Ayant recupere notre carosse a la fourriere -pour la vilaine somme de 50YLT (30euros)- ou elle etait partie tandis que, absorbes par l`ecran de l`ordi d`un cyber cafe nous vous contions nos aventures, nous montons sur Boztepe, le quartier haut de la ville. Dans un boui-boui ou on s`enfile quelques grillades et aubergines, le patron commence a papoter avec nous. A cours d`anglais, il hele par la porte un jeune gars du quartier, Adnar, lequel arrive avec 8/10 potes a lui. Le bistrot est plein en deux minutes. Ca papote a qui mieux mieux, Adnar fait l`interprete, tout le monde rigole, et c`est une belle soiree. On finit par garer la couchette a deux pas, le long de la boulangerie. Le quartier a l`air un peu chaud, mais on est tranquilles, on a des amis.

Gule-gule, Adnar!

 

Dimanche 6 mai

 

Pique-nique dans le parc de Boztepe, comme tout le monde, car c`est LE jour de l`annee ou toute la ville grimpe pique-niquer dans ce parc, c`est une tradition a Trabzon. Des gens partout, ambiance familliale, des femmes voilees qui jouent au ballon apres leur sandwich au concombre, tout ca est chouette comme tout.

 

 

On croise a nouveau Adnar, qui est content de discuter encore avec nous. Depuis le parc de Boztepe, on voit (presque) toute la ville.

Le soir, on va aux (tristes) nouvelles electorales, on envoie deux-trois messages au pays pour dire aux amis de ne pas se decourager, et on roule vers l`est une paire d`heures.

Bivouac pres d`un ruisseau, contents de s`endormir loin de cette France desormais entre les mains de la droite la plus mafieuse et fascisante. 

 

                          

                 Nous on s`en fout, on trace...

 

 

lundi 7 mai

 

Apres un the encore spontanement offert par les gars d`une terrasse, on file a la frontiere georgienne. Jusque la, c`etait du beurre les frontieres, mais ici ca se corse (mais non, Georgie)( ha ha) (pardon). 

                         

              Pas que rigolote, la frontiere.

 

Cote turc, je passe deja une bonne heure a regler la suite de l`amende que le gars de la fourriere avait gentiment anote sur mon passeport, he oui c`est la procedure, et POUM !cinquanteYLT de plus, et quatre ou cinq tampons et gri-gris a aller chercher dans des bureaux enfumes ou c`est la foire d`empoigne entre les routiers turcs, georgiens, et des fonctionnaires ni aimables ni causants...je finis par avoir tous mes justificatifs, et on s`attaque a l`autre cote.

De ce cote, pas de problemes, le visa est gratuit, 3 mois pour les humains, 3 semaines pour la voiture (va comprendre) mais c`est des papelards a n`en plus finir, le tout ecrit en Georgien (c`est pas du ciryllique, c`est encore plus joli). La fouille est encore une fois sommaire, les douaniers sont surtout curieux et amuses par notre equipage. Si on avait su, on aurait emmene plein de drogue, mais non je rigole. En 2h30, c`est regle, on change quelques billets (ici c`est le Lari Georgien, 1GEL = un peu moins de 50cent d`euro) et on va a Batoumi.

 

 

On double de ces trucs, des fois...

 

 

Side-car georgien. Un chef-d`oeuvre.

 

La route usuelle pour l`Armenie fait un grand detour par Tbilissi. Il en existe apparemment une autre par les montagnes (les cartes sont rares et sommaires), mais deux gars a la frontiere nous ont dit (enfin, surtout le moins bourre des deux) que houla, niet, beaucoup probleme, beaucoup neige, route yok, voiture probleme!

Un col est marque a plus de 2000, mais il fait beau, on est en mai, zut quoi, allez, apres quelques tergiversations, on tente, quittes a rebrousser chemin si ca passe pas.

On entre dans la vallee, et le soir on bivouaque dans les montagnes. Elles sont grandes. C`est le Caucase. Ca nous fait quelque chose.

 

 

                              

 

 


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